Ce carnet n’est pas un vrai carnet

Il n’a été écrit par personne qui ait vécu ce qu’il raconte. C’est une démonstration : un exemple de ce qu’on peut faire avec Vitascriptor, bâti sur une vie de fiction pour qu’aucune famille réelle n’ait à prêter la sienne.

La narratrice est Maria Chapdelaine, personnage du roman de Louis Hémon (1880-1913), paru en 1913. L’auteur étant mort en 1913, son œuvre est dans le domaine public.

Les textes sont inédits

Aucune phrase de Louis Hémon n’est reprise ici. Le domaine public l’autoriserait, mais un carnet fait du texte d’un roman montrerait un roman recopié — pas ce qu’une personne produit en écrivant le sien. Les quinze récits ont donc été rédigés pour cette démonstration, à partir des situations, des personnes et des lieux du livre.

Ce qui vient du roman : les personnes et leur parenté, les lieux, la succession des saisons. Ce qui n’en vient pas : les mots.

Ce qui est réel, et ce qui ne l’est pas

Le roman ne cite aucune année — il est délibérément sans date. Les périodes de ce carnet sont donc ses saisons, qui sont sa structure réelle, et non des décennies inventées.

Les lieux sont réels et géocodés à partir de sources publiques : Péribonka, Mistassini, Roberval, Saint-Prime, Chicoutimi, le lac Saint-Jean. Trois ne le sont pas et n’ont pas de coordonnées, volontairement : Honfleur, la paroisse inventée par Hémon — il n’y en a pas au Lac-Saint-Jean —, la terre des Chapdelaine, et la rivière, qui n’est pas un point. Ils gardent leur fiche et n’apparaissent pas sur la carte.

Les photographies

Les photographies sont des documents d’archives en domaine public, dont la provenance est indiquée sous chaque page qui les montre. Elles viennent pour la plupart du Studio Livernois vers 1900, conservé à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, et l’une du Musée McCord Stewart.

Elles n’illustrent pas les scènes racontées : elles montrent le pays et l’époque. Aucune ne représente les personnes du roman, qui n’ont pas existé.

Vitascriptor

Ce site a été produit par Vitascriptor, un outil pour écrire et rassembler un carnet de mémoire à plusieurs — récits, personnes, lieux, photographies — puis en publier un site comme celui-ci.

Le carnet reste privé par défaut. Rien n’atteint le web sans un geste.